Street Food conquiert
la France et la Biélorussie

par Masha Bunos
Septembre 2015
Quand on est en France, on profite des petits commerces de la rue pour avoir son croissant bien croustillant ou déguster du bon chèvre chez un fromager. Vu les traditions françaises de la haute cuisine, le consommateur français cherche de la fraîcheur, de la proximité et de la qualité. Tout cela est réuni sour le même toit ambulant de la street food.
Street Food, c'est un repas simple, facile et pas cher. Le concept apparaît en Californie où la crise de 2008 fait sortir les chefs de renom dans les rues pour préparer leurs petits plats avec leurs clients en face. Souvent confondu au fast food, le plat de la rue se fait avec une vitesse normale mais on s'adapte au rythme urbain.

Les Français ont mis du temps pour s'habituer à ce nouveau mode de manger puisqu'où et comment déjeuner reste toujours important pour eux. En faisant leur marché de dimanche, ils ont finalement pris gout à déguster les plats préparés directement sur place avec des produits fermiers d'une fraîcheur et qualité exceptionnelles. En plus, on peut toujours assaisonner sa quiche des herbes à choix et suivre gratuitement la master class du chef.

D'ailleurs, ces derniers n'ont pas longtemps attendu pour quitter définitivement les locaux des restaurants et de partir à la recherche du nouveau client à travers toute l'Europe en food truck.

Les Biélorusses n'ont pas non plus le réflexe de manger en pleine foule. Or, la tendance est là. Aucun festival ou foire biélorusse ne se passe plus sans food zone dont le menu devient de plus en plus élaboré : au lieu des hot dogs on déguste des burgers de toutes sortes et on accompagne son café ou tisane bio d'une brioche ou crêpe préparée sur place. On aime toujours les shashlyk (viandes grillées), le maïs et les glaces mais on privilégie les plats à une couleur traditionnelle : falafel, draniki ou nouilles chinoises. Servis généreusement, ils sont à des prix très abordables (1-5 euros).

Du point de vue du business, ce nouveau secteur est prometteur car ne demande pas de gros investissements dans le matériel, location des salles et personnel très nombreux.
Crédit photo © Maggie Hennessy, pinterest.com
Made on
Tilda