Compotes, confitures et autres produits de conservation à base de fruits de saison : quoi de neuf sur le marché français ?

Suite à notre aperçu des tendances globales du Food&Beverage français [à (re)lire ici], les producteurs de l’Europe de l’Est, de Russie et du Kazakhstan nous adressent des questions sur le secteur d’activité avant de se lancer dans la conquête du marché français. 

Voici le 4ème des 5 secteurs décrits en partenariat avec Sutralis, bureau de conseil spécialisé en export vers la France.

Sur un marché des desserts appertisés déprimé, la compote, la confiture et d’autres préparations à base des fruits font de la résistance et s’affichent stable en valeur. En phase avec la tendance du végétal et du flexitarisme, cette catégorie a su se réinventer pour accompagner les attentes des consommateurs. Parmi les acquis qui font la part belle aux fruits (transformés ou non), on est dans l’ère du manger mieux. C’est certain, les consommateurs ont aujourd’hui conscience de l’impact de leur alimentation sur leur santé : 81% des Français jugent en effet que l’alimentation joue un rôle important sur leur santé.

Voyons de près pour les catégories essentielles.

Compotes de fruits

Sur ce marché, les mentions « sans » se multiplient. Les nouvelles compotes en gourdes sont garanties sans résidus de pesticides, sans conservateurs et sans sucres ajoutés. Cette dernière mention est particulièrement appréciée chez les consommateurs. Les produits sans sucres ajoutés ont progressé en un an de 8 % sur les gourdes, 13 % sur les formats familiaux et 4 % sur les coupelles. Plus en détail sur la part des produits bio, il y en a 10,3% dans les compotes en épicerie. D’autre part, l’évolution du chiffre d’affaires des compotes est de +17,5%. Plébiscitées pour leur praticité, les gourdes (près de 66% des volumes vendus) continuent à tirer le marché. Les bocaux sont en hausse tandis que les coupelles reculent.

Selon les statistiques du septembre 2019, le chiffre d’affaires des compotes ambiants est de 527 M €, à + 0,7 % (-1,7 % en volume). Pour les compotes frais, c’est 335 M €, à +6,2% (+1,1% en volume).

Il est à noter qu’à côté des grandes marques, la MDD représente 45,6% (+1,3%) du marché de la compote en épicerie.

Confitures

Qu’en est-il des habitudes de petits-déjeuners et du traditionnel French breakfast avec son pain beurre et confiture ? La confiture reste encore présente sur 25% du marché, parmi les viennoiseries, céréales, biscuits, produits laitiers, pâtes à tartiner, miels, fruits, etc. Le marché français de la confiture est actuellement en perte de vitesse mais reste porté par un segment haut de gamme très dynamique (+35% depuis 5 ans). La catégorie se valorise par la montée du bio et des recettes moins sucrées. L’évolution générale du chiffre d’affaires du secteur et de +0,4% (-2,2% en volume), ce qui a fait 394,7 M € en 2019.

Y-a-t-il alors de la place pour de nouveaux acteurs ?

Tendances phares, toujours le bio et le « sans-sucres ajoutés ». Les produits plus sains à base des fruits et des baies du terroir local de l’exportateur (comme les argousiers, par exemple). La mention “ A consommer de préférence en 24 heures après l’ouverture de la boîte ”, un argument “ pour ” de plus.

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