Secteur cosmétiques et parfums #postcovid : rien que des gels hydroalcooliques ?

La cosmétique est actuellement le deuxième secteur exportateur français derrière l’aéronautique. Depuis dix ans, les exportations de cette industrie progressent de 10 % annuellement, avec un nouveau record en 2019, de 15,7 milliards de ventes. Les marques françaises exportent
plus de 50 % de leur production, leurs principaux marchés sont
l’Allemagne, les Etats-Unis et Singapour. 

A cette date-là, les exportations se poursuivent normalement et ces produits n’étant pas périssables peuvent donc être stockés pendant un certain période assez important.

Mais le mode de consommation des cosmétiques et des parfums, changera-t-il ? Examinons de plus près les nouvelles habitudes des Françaises.

Quel produit ?

Les usines de parfums reconverties en production des gels hydroalcooliques pendant la pandémie, vont poursuivre leur fabrication. 

A moyen et long terme, le consommateur va apprécier :

En plus, c’est toujours la durabilité qui compte. Par exemple, de nombreux clients incitent les fabricants à formuler sans eau. En proposant des produits sous forme de poudre, les marques séduiront les consommateurs en matière de sécurité et d’environnement.

Le packaging, va-t-il changer ?

Les soins du visage en formats vaporisateur et stick gagneront en popularité, et avec l’arrivée de COVID-19, les produits de beauté ‘sans contact’ seront de plus en plus recherchés.

Selon Les Echos, l’autre tendance est la personnalisation. Les marques savent faire des produits adaptés à chacun, en fonction de sa peau, de la saison ou son état de fatigue.

La distribution

Le nombre des clients des supermarchés est actuellement en baisse significative. Au total de ces deux mois de confinement, les achats en ligne de produits de cosmétiques et parfums a augmenté jusqu’à 213% par rapport aux ventes d’avant.

Les achats impulsifs ne sont pourtant pas présents. Les consommatrices des produits de beauté haut de gamme sont essentiellement les femmes 50+ au comportement consommateur raisonnable.

Les achats impulsifs ne sont pourtant pas fréquents. Les acheteuses des produits de beauté haut de gamme sont essentiellement les femmes 50+ au comportement consommateur raisonnable.

La tendance à consommer moins, mais mieux, comme dans l’alimentaire, aussi bien que le recours aux remises régulières et de plus en plus importantes sur les produits premium explique le succès des marques haut de gamme pendant le confinement. Enfin, le client est de plus en plus sensible aux produits plus bio et naturels et à une utilisation plus raisonnée des soins.

Quels produits sont à part ?

Soins visage et mains

L’utilisation des désinfectants et le port des masques ne fait que renforcer la tendance de protection de la peau du visage et des mains. En plus, le client apprécie les produits dermocosmétiques à formule bio.

Soins capillaires

Le mode de vie et de travail “confinement” a entraîné une baisse de la fréquence du lavage des cheveux. Mais avec l’apaisement de la situation épidémique et le retour au travail, la demande en produits capillaires se redressera peu à peu.

Produits de maquillage

Ce type de produits est marqué par une forte chute des ventes. Le retour aux usages d’avant l’épidémie pourrait toutefois être plus compliqué malgré la popularité des vidéoconférences, des rencontres en ligne, des selfies. La nouvelle réalité incite de nombreuses consommatrices de maquillage à l’adapter au port du masque et accentuer plus le regard que les lèvres.

Parfums

Cette catégorie de produits n’est actuellement pas aussi populaire qu’auparavant, à moins de ne pas être un objet de collection. Le retour au niveau de ventes d’avant est attendue au moment où les gens seront prêt à dépenser de l’argent pour les petits plaisirs.

En attendant, les parfumeries fabriquent les désinfectants aux huiles essentielles.

 

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